Séance fin janvier, les deux thèmes étaient pour le premier la légende de DesLyres, et pour l'autre de faire un texte avec un certains nombres de mots choisis par nos deslyriens. Voici quelques textes (en attendant que tout le monde me confit ses créations^^)
Première règle de DesLyres: nutilise pas ta tête.
Passage au vestiaire obligatoire. Si vous êtes nouveau, le président se charge de vous décapiter avec une hache au tranchant acéré. Propre, sans bavure, une fois la tête soigneusement découpée on la dépose dans un casier. La fermeture suisse possède toutes les sécurités haute technologie: identification à lADN, code invincible avec clé de 1024 bits numériques déterminés par analyse génétique personnelle, reconnaissance verbale sur la chanson Chacun sa route de Tonton David, et enfin lempreinte digitale de lécrivain reconnaissable au taux épidermique dencre absorbée par le pouce.
Florent
Ne pense pas. Laisse ta main guider la plume, laisse ton corps exprimer ce quil ressent par les mots divins qui composent le monde de Des Lyres. Ecris et laisse ce monde fantastique donner vie à tes textes.
Ptit Juju
La Légende de DesLyres
Première règle de DesLyres: you do not talk about the Fight Club.
Seconde règle de DesLyres: you do talk about DesLyres. (faire venir plein de monde)
Troisième règle de DesLyres: un esprit sain dans un corps plein.
Quatrième règle de DesLyres: un texte pour tout, tout pour un texte. (tout le monde peut écrire, tout le monde peut partager, le Grand Projet de lannée, petits écrits communs)
Cinquième règle de DesLyres: multiface. (prononcer Moultiface. Le temps quon veut. Faire plein de choses. On écrit sur tout ce que lon souhaite. On peut débattre. JDR.)
Sixième règle de DesLyres: chacun sa culture, chacun sa musique, chacun son rêve, chacun son DesLyres.
Septième règle de DesLyres: le Président est Dieu, un Dieu tout puissant, et comme cest une religion, libre à qui veut de ne pas y croire.
Dernière règle de DesLyres: il ny a pas de règles à DesLyres.
Florent
Loin dans le ciel, une étoile brille. Elle se trouve dans la Constellation des Associations et sappelle Création. Grâce à lénergie quelle génère, la Force Imaginative, un amas de roches se forme. Ces blocs se rapprochent, sentrechoquent et fusionnent. La surface refroidit et durcit puis latmosphère se crée avec ses nuages tout en nuance, glauque, pesante, frivole
etc.
La lumière de Création illumine le sol. De lherbe pousse, puis des arbres, enfin, une source jaillit et sécoule sous la forme dun ruisseau, qui devient une rivière, se transforme en fleuve pour se jeter dans la Mer de lInvention.
Des créatures apparaissent, comme si elles attendaient leur tour, et toute une série dêtres farfelus envahissent cette terre nue. Des Rires gambadent joyeusement dans les champs, des formes vaporeuses déambulent en troupeau et émettent des sons divers et variés, ce sont des Paroles. Au loin, un Sérieux approche. Les Rires fuient, les Paroles, excitées par la bête massive, courent dans sa direction.
Soudain, le sol tremble. La roche sélève et forme un château. A lantérieur, une foule de Lettres sactivent. Certaines se regroupent et forment des mots, dautres se rendent à la Tour du Poème où elles sassoient sur des chaises alignées formant des vers. Enfin, la masse la plus importante se rend à la salle du trône où le Titre règne avec justesse et bon français. A lentrée, des Paroles escortent le Sérieux à une conférence dans la Salle du Débat. Sur leur passage, des rires se cachent dans le Jardin des Gourmandises où lon voit pousser des arbres à gâteau et couler des sources de boisson.
Le crépuscule annonce lenvol des Embrassades. Création se couche, laissant place au Noir.
Ce soir, comme tous les jeudi soirs, entre 20h et minuit, heure terrienne, la planète Des Lyres naît, vit puis meurt.
Jeudi prochain, elle renaîtra, telle un phénix, peut-être sous forme dune ville futuriste, peut-être sous fourme de paroles vaporeuses entourant un noyau de Sérieux. Qui sait, seule Création de la Constellation des Associations et sa Force Imaginative, aidée de quelques humains vivant loin dans le ciel, nous le dira.
Ptit Juju
Pegmatite
Pegmatite ... pirate ... pneumonie ... polymorphe ... psychologie ... ça existe pas poyo.
_Mais si cest un insecte saprophage avec une carapace diaprée.
_Nimporte quoi!
Florent
Gyneth ouvrit les yeux. La face bouffie du maître de conférence la toisait de ses petits yeux perçants.
Si mon cours ne vous plait pas, vous pouvez partir.
Dé
désolée, dit-elle en baissant la tête.
Il repartit vers lestrade tout en commentant limage du projecteur, elle représentait la formation dune pegmatite dans une chaîne de montagne. Elle prit son mal en patience et attendit la fin de lheure pour accoster Ben, lassistant de son professeur.
Salut ! dit-elle avec un sourire.
Salut. Répondit-il en rangeant son sac.
Tes libre ce soir ? On fait une soirée chez moi.
Çaurait été avec plaisir mais je bosse tard ce soir et jai pas de voiture pour venir.
Cest pas grave, je viens te chercher. Tu bosses où ?
Ben lui donna ladresse où il travaillait et lheure à laquelle il débauchait. Il la salua et sortit de lamphi déserté.
Le soir même, Gyneth se rendit sur le lieu de rendez-vous et attendit. Il était 23h30 et la façade du seul bâtiment siégeant à cette rue était un magasin de pompes funèbres. La porte souvrit, laissant filtrer une pâle lumière blanche. Ben sortit la tête et lui fit signe dentrer.
Il était en blouse blanche et sentait vraiment bizarre.
Scuse pour lodeur, dit-il derrière une porte, mais on a eu un cadavre de noyé. Il est mort depuis deux mois alors maintenant il sent pas trop la rose.
La blouse vola à terre suivie dun jean et dun T-shirt. Le son dune douche parvint aux oreilles de Gyneth. Elle simagina le jeune homme nu et tout mouillé. Elle rougit et sourit.
Un bruit attira son attention. Il venait de larrière-salle.
Ben ?
Pas de réponse. Le bruit recommença. Un frisson parcourut son dos. Elle décida de voir lorigine de ce son, après tout, ce nétait peut-être quun courant dair.
Elle ouvrit doucement la porte et découvrit avec horreur une créature penchée sur le cadavre en décomposition. Elle lassa échapper un cri et la créature se retourna, un morceau dintestin dans sa gueule hérissée de petites dents pointues.
Le saprophage avança dun pas. Elle recula, chercha de sa main la porte mais ne trouva que de lair. Le monstre lorgnait de ses petits yeux blancs son débardeur diapré. La jeune fille recula encore et heurta le bureau. La douche ne fonctionnait plus.
Ben ? Ya quelque chose dans le magasin ! dit-elle dune voix tremblante.
Le jeune homme sortit du vestiaire en se séchant les cheveux, une serviette autour de la taille.
Hein ? Mais quest-ce que tu racontes ?
Il tourna la tête dans la direction du regard apeuré de Gyneth.
Oh, tas fait connaissance avec ma petite sur. Elle est jolie, non ?
Elle nen croyait pas ses yeux, cette chose à la peau verte et visqueuse, aux griffes acérées comme des serres, ayant une tête de momie en décomposition et qui bouffait les morts était sa sur ! Et il la trouvait belle en plus !
Ben sourit devant lhorreur que cette vision peignait sur le visage de la jeune fille. Il sortit un long couteau caché derrière son dos :
Tu restera bien manger un truc, dit-il dune voix doutre-tombe tandis quil se transformait en un monstre identique à lautre.
Les deux créatures polymorphes savancèrent vers la jeune fille. Elle ne pouvait plus bouger, la terreur que lui inspiraient ces monstres la paralysait.
Un cri retentit dans la nuit puis le silence revint.
Le lendemain, au journal local, on annonçait la disparition dune vingtième personne.
Ptit Juju
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