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Mardi 20 mars 2007
Et deux autres poèmes un peu plus longs





Temps perdu

Il flâne autour des gens
Les scrute du regard
D’un air méfiant
Il part

Il part ce jeune vagabond
Parcours les saisons
Les feuilles mortes
Sont derrière lui
Le suivant
Comme cette femme le regardant
partir
Il vit dans cette fatale construction
D’un monde d’illusion
Dans lequel il pénètre
D’un pas sûr

Il joue au funambule
Avec ce fil que la vie
A tracé pour lui
Il suit cet ange
Qui lui tend la main

Cet ange aux regards de velours
Qui lui caresse avec le vent
Ce vent sourd
Qui s’efface peu à peu
Au rythme des larmes
Qu’il déverse

Après son dernier au revoir
Il ne veut plus les voir
Ces gens immobiles
Ces gens futiles
Qui restent là sans vie


Lui qui veut braver l’intolérance
Inconnu durant son enfance
Ces coups
Ses larmes
Ses blessures
Qu’il garde comme des césures
Dans son cœur instable
Qui plane lentement
Sur un rideau de sang

Un rideau que nul ne peut franchir
Il en a tant fait languir
Lui qui préférait la liberté
Qu’être enchaîne
A un être aimé

Trop longtemps étouffé
Par ces non dits
Il ne veut plus souffrir
En emprunter cette nouvelle vie
Il a décidé d’en finir
Et rattraper le temps perdu

Qui s’est évadé sous ses doigts
La corde était trop courte
Il n’a pas su éviter son passé
Qui revient pour lui rappeler
Ce qu’il a été…


Le pantin qui voulait être un homme

La princesse se moque de ces pantins
Ces pantins avec qui elle a joué durant tant d’années
L’un d’entre eux n’a plus de membres
Mais il garde le sourire
Devant cette douce marâtre
Qui continue à le battre

Pauvre petit pantin
Toi qui était le funambule
Qui se dandinait sur le fil
Le fil tendu par la vie

Parce qu’elle ne savait plus rêver
La petite grava sa colère
Sur tes délicates mains
Essuya ses larmes
Sur ton éclatant veston
Qu’elle avait cousu de ses frêles mains

Tu te ne souffres même pas
Tu la comprends
La malheureuse enfant
Cette enfant abandonnée
Que le monde avait oublié
La laissant tristement de côté

Tu aimerais la cagoler
Tu aimerais lui parler
Mais les mots restent gêlés
Dans ta mémoire

Un jour peut-être tu prendras vie
Et tu pourras l’aimer
L’aimer pour de vrai…




Jessica
Par LAVIGNE Jean-Baptiste - Publié dans : deslyres
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Mardi 20 mars 2007
Et voici quelques poèmes hétéroclites de Jessica, qui a réussi à publier son premier recueil ! Alors de la part de toute l'association DesLyres : FELICITATIONS !!!! N'hésitez pas à aller visiter son blog : http://tonksogirl.spaces.live.com/





Il est temps

Prends ma main
N’ait pas peur de prendre ce chemin
Qui nous fera découvrir un nouveau un destin

Toi mon âme sœur
Toi qui déchire mon cœur
Je te regarde posé là
Je ne trouve plus aucune parole
Rien que pour un instant
Je touche cet éphémère
Oh mon dieu…
Où est cet éternelle ?

Je veux y croire
Je veux garder espoir
Dans un futur nouveau
Un futur plus beau
Que celui que je crains
Je ne veux pas me battre en vain
Ni mourir sans avoir aimer

Je veux sortir de l’obscure
Je veux m’ouvrir à un nouveau cœur pur
Alors donne-moi la main
Car il est temps de s’étreindre
Il est temps …


Nouvel amoureux

Regarde autour toi
Garde la foi
Et dis-moi ce que tu vois

Un intrigant paysage
Te fait sortir de ta cage
Tu t’envoles au loin
Tu t’agrippes à ce nouveau destin
Qui te porte vers ce doux malin
Qui te tend la main

Salut les amoureux
Qui se regardent droit dans les yeux
Savourant cet amour merveilleux
Oh qu’ils sont heureux

Tu virevoltes en l’air
Tu dis leur adieu
Car tu vas retrouver ton amour perdu
Le sourire au lèvre
Tu réalises enfin ton rêve
Et tu te poses enfin dans les bras chaleureux
De ce nouvel amoureux
Qui t’attend là-bas
Dans tes songes lointain


L’inconnu

Cet être étrange
Qui passe ma porte
Me trouble
Je ne sais quoi penser

Il me regarde
Je baisse les yeux
Timidement il s’approche
Caresse ma peau comme du velours
Elle glisse sous ses doigts agiles

Il me vole un baiser
Je me laisse aller
Je goûte à ce plaisir planant
Notre corps s’entrelacent
Des caresses
Des soupirs
Je vais mourir ?
Non je me sens vivre

Durant cette nuit
Où cet homme de passage
Disparaît comme les mirages


Jessica
Par Florent Gaillard - Publié dans : deslyres
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Mardi 20 mars 2007
Voici un texte de Jessica:





Le Voyage à travers le temps


Francesca ouvrit la porte de son bel et grand appartement qui bordait la baie de Naples. Le soleil caressa le visage de la jeune fille qui venait juste de se réveiller. La nuit avait été courte car elle avait passé la nuit avec ses amies. Ce soir-là, Naples était en fête. On célébrait la fête de la Madonne, une fête que nul napolitain ne pouvait louper. Francesca avait enfilé l’une de ses plus belles robes que son père lui avait offert. Cette robe venait de Milan, elle était longue et blanche ornée de fleur en dentelle. La jeune femme était magnifique. Chaque homme et femme se retournaient sur son passage.
Durant cette soirée-là, elle rencontra de nombreuses personnes et semblait être heureuse de passer de bons moments auprès d’eux mais un mal la rongeait. Chaque nuit, elle sentait au fond d’elle qu’elle n’était pas à sa place. Le lendemain, Francesca était attendue au salon. Ses parents avaient une nouvelle à lui annoncer. Ils étaient assis sur le divan beige. Mario se leva pour embrasser sa fille, tandis que sa mère Paola resta assise. Elle regarda sa fille avec un sourire attendri.
“Ma chérie, j’ai une surprise pour toi. Ta tante Selena t’invite deux semaines à sa résidence à Venise.”
Francesca semblait être déçue mais pas vraiment. Elle pensa: “Pour une fois qu’il me lâche les baskets... Je vais enfin être tranquille...”
“Prépare tes affaires, tu pars dans une heure.”
Francesca retourna dans sa chmabre et sortit une immense valise de son armoire. Soudain, un carnet tomba. Francesca le ramassa puis le feuilleta. Elle esquissa un sourire timide, elle avait reconnu l’écriture de sa mère. C’était son vieux journal intime. Elle commença à lire quelques pages du journal, un journal assez vieilli par le temps. Sa mère y avait laissé une feuille morte et surtout une lettre pliée en plusieurs morceaux. Francesca déplia la lettre. L’encre avait été effacé par le temps mais on pouvait lire encore: “Pour toi mon amour:
Ton visage se dessine à travers les nuages
Je les caresse lentement du bout de mes doigts
Pour pouvoir agripper un bout de toi
Ma tendre muse
Toi si chaste, si douce
Je t’admire
Je te désire
Mais j’ai honte de le dire
J’aimerai te kidnapper
Pour pouvoir te faire goûter
À des nouveaux songes d’Été.
Mais tu es si loin...”
Francesca alla dans la cuisine retrouver sa mère pour lui montrer ce qu’elle avait retrouvé:
“Maman, je ne savais pas que Papa écrivait des poèmes.”
La mère fut prise d’une soudaine colère.
“Rends-moi ça! Où l’as-tu trouvé?”
Francesca répondit timidement:
“Près de la valise...”
Paola serra fort la lettre contre son coeur, elle avait les larmes aux yeux. Francesca préféra laisser sa mère seule et retourna dans sa chambre. Elle rangea dans la valise le journal de sa mère et s’endormit peu à peu sur son lit.
“Francesca, Francesca... On y va. Tu vas rater ton avion.”
Elle se leva lentement de son lit et prit sa valise. Ils arrivèrent à l’aéroport. Francesca dit au revoir à ses parents en embarquant pour venise. Arrivée sur la ville perchée, elle fut de suite impressionée par cette ville si empreinte aux légendes. Sa tante Selena l’attendait. C’était une femme plutôt petite et ronde. “Oh ma bella, que tu as grandi, viens vite que je t’embrasse.”

Jessica

Par Florent Gaillard - Publié dans : deslyres
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Vendredi 16 mars 2007

“Et puis des robots jaunes qui feraient le ménage, m’apporteraient à manger et qui étoufferaient les visiteurs tellement ils seraient nombreux. Et puis des fontaines de jus de cerise jusqu’au plafond de la goutte et que tout coulerait en cascade tout autour pour que je puisse boire quand je voudrais.”
F. arrête quelques secondes de parler, réfléchissant fort à ce qu’il aurait pu oublier de demander. en face de lui, le Diable, le grand, le seul, l’unique, celui que l’on pouvait imaginer avec n’importe quelle tête possible, Minotaure, cyclope, bouc, ou simplement un humanoïde effrayant, et qui a chaque fois possédait cette apparence. À cet instant là il n’avait plus vraiment en tête de paraître horrifiant, étant tombé sur un client beaucoup plus coriace que d’habitude. Profitant qu’aucune autre condition ne venait, il se mit à répéter dans une voix résonnante et caverneuse:
“Alors, tu acceptes d’échanger ton âme contre une vie éternelle, une vie où tu n’aurais rien à faire, où tu serais un héros renommé genre tu aurais réussi les douze travaux d’Hercule, tu serais l’auteur le mieux payé d’Hollywood, tu serais marié à Natalie Portman, t’aurais une dizaine de mioche ayant eu des Prix Nobel en physique quantique, littérature et autre truc inutile. Tu auras aussi une dizaine de coussin de la taille d’un camion remplis en plume première qualité, une armée de servantes, des robots jaunes, une fontaine de jus de cerise...
_T’as oublié la réserve de bonbon!
_Ah oui, la réserve de bonbon, rajouta-t-il d’un air blasé. Euh, qu’y a-t-il d’autre? Les ventilateurs méga puissance, un home-cinéma équipé HD, ... et enfin toutes les babioles dont on a parlé. De toute façon j’ai tout écrit sur la liste t’as plus qu’à signer.”
F., un grand sourire aux lèvres, s’empara du long parchemin enroulé sur lui-même et en vérifia chaque ligne pendant que le diable épongeait son front. Soudain, du haut de l’escalier, une voix encore plus terrifiante retentit et cria: “À table”. F., paniqué, jeta un dernier coup d’oeil nostalgique à la liste et s’empressa de grimper les marches en expliquant brièvement au pauvre diable:
“Euh, c’est ma mère, faut que je files. On en rediscute une autre fois?”
La porte claqua, laissant le seigneur des Enfers désemparé. Ne sachant s’il fallait être vexé du départ d’un si bon client ou être soulagé de ne plus rien à avoir à ajouter à la liste, il disparu dans un nuage de souffre.

Florent

Par Florent Gaillard - Publié dans : deslyres
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Vendredi 16 mars 2007

Les vagues léchaient les rochers sous le palais des Gaillard. Appuyée sur le balcon de marbre, elle admirait le coucher de soleil, respirant les embruns salés venant du royaume de Poséidon. Malgré les merveilles que lui montrait la Nature, elle demeurait triste. Elle ne savait comment sauver son fils, le prince Florent, de l'emprise de cette créature. Son fils. C'était le plus beau cadeau que son époux le roi lui avait offert. Il était grand, robuste et courageux. Il avait participé à de nombreuses tâches ces dernières années et il avait aidé les plus grands héros de son époque.
Son intelligence avait sauvé Œdipe des griffes du sphinx, il avait même conseillé le grand Héraclès lors de certains de ses travaux. Ah ! qu’il était merveilleux !
Son voyage à travers le monde lui avait fait peur, elle avait crû ne plus jamais le revoir lorsqu’elle avait appris que le vaisseau du roi Ulysse d’Ithaque avait été porté disparu mais il était finalement revenu plusieurs années plus tard avec des récits parlant de nymphes, de sirènes, d’homme séparant une mer en deux pour sauver son peuple… Elle était fière de lui quand tous les convives buvaient ses paroles à chacune de ses interventions.
Mais ce temps était désormais révolu. Il ne rêvait maintenant plus que de se marier, de fonder une famille et de vivre dans l’oisiveté comme les autres princes capricieux qu’il méprisait tant à l’époque. Tout cela n’était que de la faute de cette diablesse qui l’avait perverti, lui promettant tout ce qu’il désirait.
A cette pensée, elle eut un goût amer dans la bouche. A présent, c’était à elle d’agir, de le libérer de son emprise maléfique.
Le soleil se coucha, teintant le ciel d’un dégradé de roses et d’oranges ; elle se redressa, décidée à en finir avec cette histoire ce soir même. Elle regarda une dernière fois le ciel. De petites lumières flottaient au dessus de la mer, des fées, c’était bon signe. Elle sourit, plus confiante, puis entra dans sa chambre.
Elle revêtit ses vêtements de parade et cacha sous sa ceinture la dague que le Grand Prêtre de Zeus avait béni. Elle descendit le grand escalier et se rendit aux jardins où avait lieu la cérémonie de mariage. Son visage n’exprimait aucune émotion si bien que personne ne se doutait de ses desseins.
Son fils Florent était paré de ses plus beaux habits, mettant en valeur son corps musclé et son visage d’aventurier. Pour le moment, il était allongé sur un banc en marbre, attendant sa future épouse. La nuit apparut, on alluma les flambeaux. Les pierreries de son costume brillaient d’un éclat magique sous les feux des torches.
La musique commença. Tout le monde se leva et prit place. La mariée apparut, vêtue d’une robe d’un blanc immaculé sertie de diamants. Ses longs cheveux d’ébène reposaient librement sur ses épaules, entourant son visage ivoirin d’une aura de ténèbres. Ses jambes fines, cachées pour les besoins de la cérémonie, faisaient danser ses hanches, appelant les hommes à la tentation de l’adultère. Elle rejoignit le prince puis ils avancèrent tous deux vers l’autel. Le prêtre, tout de noir vêtu, affichait une mine sinistre.
Elle savait qu’elle avait vu ce visage quelque part mais elle ne se souvenait plus où. Un mauvais pressentiment pour son fils naquit au creux de son ventre, c’était son instinct et il se trompait rarement. Elle entendit des bribes de paroles que sa future bru susurrait alors que Florent devenait de plus en plus nerveux :
N’oublie pas, après ce soir, tu auras la vie éternelle et tu vivras dans le confort sans te soucier des horreurs que tu as vu dans tes voyages.
Soudain, tout s’éclaircit dans sa tête, le prêtre était recherché dans de nombreuses conrtées pour sacrifices humains. Elle imaginait l’issue fatale pour son fils et, dans un élan de bravoure, elle s’avança vers le couple et pointa du doigt la diablesse :
Arrière ! s’écria-t-elle, éloigne toi de mon fils !
Des murmures de consternation retentirent dans l’assemblée.
Je sais qui tu es, continua-t-elle en hurlant, et je ne te laisserais pas sacrifier mon enfant pour tes œuvres maléfiques !
La jeune femme s’éloigna de son futur époux puis sourit. Elle écarta les bras et dit d’une voix ensorcelante :
Puisque vous ne voulez pas me le céder de votre plein gré, elle s’arrêta un instant puis reprit d’une voix caverneuse, je vais devoir le prendre de force !
Elle leva les yeux au ciel et invoqua les forces des Ténèbres. ses bras s’épaissirent et s’allongèrent, son corps grandit jusqu’à atteindre les trois mètres environ et son sourire devint carnassier. Deux énormes cornes poussèrent sur sa tête et ses cheveux, auparavant si soyeux, devint une crinière hirsute. Sa robe craqua révélant un buste mauve et musclé à l’extrême. Ses jambes fines devinrent aussi musclées que celles d’un athlète et se recouvrirent d’un pelage aubrun. Ses pieds si délicats se transformèrent en deux énormes sabots couleur de jais et une longue queue rouge émergea du bas de son dos. Au milieu de sa face démoniaque, un œil rouge énorme, brillant de malfaisance, scrutait les membres de l’assemblée d’un air avide.
La créature leva une main griffue et l’abattit sur Florent mais celui-ci, ayant repris ses esprits devant cette immondice, se jeta sur le coté et esquiva le coup mortel.
La reine prit son courage à deux mains et s’avança vers la créature en criant au démon :
J’annule le mariage, ton pacte n’aura pas lieu et son âme est sauve. Maintenant retourne dans ton monde infernal et laisse nous en paix !
la créature démoniaque émit un rire guttural et leva une seconde fois sa main, prête à s’abattre sur la reine. Celle-ci sortit sa dague et, d’un geste sûr, la projeta dans la tête du monstre. Le poignard luit d’un éclat bleuté sous l’éclat de la lune puis, comme guidée par les Dieux, se ficha dans l’œil de la bête. Celle-ci hurla et s’enflamma puis disparut, laissant flotter une odeur de soufre dans l’air frais de la nuit. La reine se retourna vers son fils, lui sourit puis s’évanouit sous l’émotion intense de la soirée.

Florent se réveilla en sursaut, trempé de sueurs. Il se souvenait parfaitement de son rêve, il avait incarné sa mère en reine de la Grèce antique et avait empêché le Diable de prendre l’âme du Florent de l’époque. Ce rêve était un mélange de ses cours d’histoire et de l’histoire que sa mère avait raconté pendant le repas mais il savait au fond de son cœur qu’en sa mère, comme toutes les mères, dormait une héroïne en puissance.

Ptit Juju

Par Florent Gaillard - Publié dans : deslyres
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Vendredi 16 mars 2007

« Flots » a trente ans et vit dans une ferme qu’il a construite de ses mains ; Il s’occupe d’un potager dans lequel il récolte des fruits et des légumes qu’il va revendre au marché du village local qui se trouve à 10 kilomètres de sa petite ferme qui elle-même se trouve aux abords de la forêt.
La mère de Flots s’appelle Janine, elle a soixante ans, et n’a plus toute sa tête.
L’autre jour alors qu’il lui parlait de son activité, elle avait commencé à se manger la main, un peu de sang avait coulé par terre et Flots s’était empressé de le lécher ; mais pendant qu’il sublimait la moquette, sa mère s’était mise à jongler avec son orbite droite.
Alors le fils s’était fâché rouge, et avait privé sa mère de yaourt aux LSD pendant deux jours, et pendant ce temps un vieux assis dans un fauteuil roulant qui avait observé la scène été en train de se masturber ; Flots s’était levé et avait collé un bon coup de pied dans les couilles du vieux qui était mort sur le coup. La mère s’était mise aussitôt à hurler à la lune ; pour la calmer son fils lui avait collé un postit sur le front avec un nom à deviner (Janine même pas foutue de se rappeler de son propre nom).
Puis il avait retiré ses vêtements et les avait échangé avec ceux de la directrice du centre de repos pour les hippies à la retraite. Effectivement Janine était une ancienne baba-cool prostituée et toxicomane, et son fils un vampire diurne ; Le père de Flots s’appelait Blade, et dormait toute la journée. (En fait il est mort mais Janine n’est pas au courant alors chut !)
Malgré que ce soit une famille un peu spéciale, Flots adorait ses parents, même si sa mère était souvent habillée dans un costume SM moulant en cuir.
Mais ça n’a pas empêché Flots de faire une proposition indécente à sa mère : en lui proposant de vivre à ses côtés pour l’éternité.
Janine fût touchée par cette proposition, cependant elle lui rappela qu’une éternité à ses coté ça risqué d’être chiant à mourir. Elle fit un petit sourire à son fils et rajouta qu’il ne devait pas rester avec une vieille femme et se décider à en trouver une pour faire des projets. Flots le savait bien, il fit ses adieux (snif) à sa reum, et reparti sur sa harley-davidson dans le couchant avec la directrice du centre qui avait, on peux le dire, un putain de beau cul.

Anselme

Par Florent Gaillard - Publié dans : deslyres
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Vendredi 16 mars 2007

Florent frappa à terre avec son gourdin, la terre s’ouvrit en deux comme lorsque la mer se partagea en deux devant le Grand Moïse. Une créature sortit. Elle était imposante mais aussi très laide. Son oeil vicieux fixait Florent et attendait que celui-ci donne un ordre. Le jeune homme n’éprouvait aucune crainte face à l’immonde bête qui s’abaissait sous son regard. Florent avait les yeux remplis de rage et il semblait ne plus être le même depuis qu’il avait passé un pacte avec le diable.
Avant cela, Florent était un jeune sans histoire très proche de sa mère et qui avait l’avenir devant lui/ Il était fiancé à la belle Maëlle. Maëlle était l’une des plus belles femmes de sa faculté et elle était d’une grande bonté. Mais un jour, le pire arriva alors qu’elle empruntait la forêt sombre, elle croisa le chemin d’un homme fort séduisant mais qui s’avérait être le diable. Il était à la recherche d’une mère pour sa future diabolique progéniture.
Séduit par la belle Maëlle, il l’enleva. Les semaines passèrent et Florent n’avait plus aucune nouvelle d’elle cependant ce n’était pas ce qui était le plus étrange. Lorsqu’il essaya d'appeler chez elle, le numéro n’était pas attribué et lorsqu’il appela chez les parents de Maëlle, ceux-ci l’avaient oublié.
Florent décida alors d’emprunter le chemin que Maëlle prenait à chaque fois pour se rendre à sa maison. La nuit n’était pas encore tombée mais le brouillard prenait peu à peu grande place et soudain, il entendit une voix:
“Laisse-la, elle n’est plus tienne.”
Florent regarda autour de lui mais rien.
“Eh...” cria Florent.
Son bras fut blessé. Une cicatrice venait de se faire et la blessure était profonde. Puis il entendit un rire, un rire qui lui faisait peur.
“Mais qui est là?”
De nouveau la même voix:
“Laisse-la...”
Tout à coup, face à lui une table garnie était dressée. Maëlle était assise au bout. Elle était vêtue de noir et semblait être enceinte. Elle tenait dans sa main une coup d’or remplie de vin mais elle ne buvait pas. Elle semblait livide.
Florent voulut s’approcher d’elle mais quelques chose le retenait. Des êtres vils et laids le tenaient par la jambe tandis qu’un homme était face à lui. C’était le diable.
“Te voilà enfin. Je t’attendais. Je pense que je n’ai pas besoin de faire les présentations.
_Relachez-la, hurla Florent.
_Oh mais à une condition...”
Un sourire mesquin venait de se poser sur les lèvres du diable.
“Vends-moi ton âme et élève mon fils comme s’il était le tien. Je te rendrai ta belle et en plus de cela tu auras la vie éternelle.
_Cela est impossible... Il y a un piège...
_Eh, ne t’inquiètes pas, il n’y a aucun piège. Comment pourrai-je faire cela alors que je te confie la vie de mon fils.”
Florent était inquiet mais il désirait tant récupérer son amour qu’il accepta le pacte. Mais ce qu’il n’avait pas prévu, c’est qu’il était lui-même devenu le diable. Depuis ce jour tout avait changé et sa tendre mère l’avait vu.
Elle ne reconnaissait plus son fils et savait qu’il était possédé par le malin. Elle décida d’appeler les anciens héros grecs à son aide pour délivrer son fils de l’emprise du diable. C’était à ses yeux ses seuls espoirs. Elle appela Hercule, Ulysse, Achille, Cyclope, Centaure, Thésée...
Chacun apparurent et étaient prêt à mener bataille contre les suppôts de Satan. Quant à Florent, il se prélassait sur son trône aux côtés de Maëlle dont l’esprit semblait avoir quitté le corps. Elle fixait son fils doté de cornes qui jouait en torturant des collombes.
La mère de Florent et son armée franchirent la forêt sombre. Elle ne voulait qu’une chose, sauvée son fils. elle sortit une dague et alla près de l’enfant soit disant innocent et l’attrapa par la gorge. L’enfant hurla mais ce n’était pas un cri d’enfant mais celui d’un monstre.
“Je le fais pour toi...”
Elle trancha la gorge de l’enfant et se tua en même temps.

Jess

Par Florent Gaillard - Publié dans : deslyres
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Vendredi 16 mars 2007
Avec l'arrivée de Vyx à DesLyres début février, les diaboliques écrivants de l'association ont recommencé leur bizutage (me prenant une nouvelle fois pour cible du fameux "rêve"), ce qui a donné lieu à d'étranges et intérressants textes de la part de tout le monde. Je ne vous fais pas la liste des éléments communs pour que vous puissiez mieux les savourer à votre guise ^^
Bonne lecture !



L’éternité, si on la vivait comme une fable…

Une sonnerie stridente me sortit de mon profond sommeil. La nuit était fraîche et l’œil du cyclope illuminait ma chambre. J’étais en sueur et je crus un instant que j’avais rêvé. Mais j’entendis des voix feutrées derrière la porte. Des voix familières qui me ramenèrent aux premiers instants de ma vie. Peut-être les pires de ma vie, finalement. Ceux où mes parents ont ressenti la déception de ne pas avoir un fils… Ce jour-là, déjà condamnée aux yeux de mes parents, je fis appel au plus cher ami que l’on peut avoir : il a réputation de vous faire sceller des pactes pour s’assurer votre âme en retour. Je n’ai pas refusé de la promettre. Contre l’éternité en retour… à vrai dire !
- Et oui ! Il fallait y penser. Pas comme Aladdin, qui ne pense pas à demander au génie d’être illimité en nombre de vœux…
Mais je me rendis bien vite compte que l’éternité ne valait pas la peine d’être vécue, si on ne la vivait pas comme une fable. J’ai donc décidé de partir à l’aventure et de vivre à la suite la Bible, l’Illiade et l’Odyssée. Ainsi, j’ai traversé les océans dans la peau d’Ulysse, tissé l’ouvrage de Pénélope, sculpté la statut dont Pygmalion est tombé amoureux, décroché quelques flèches d’amour, croqué la pomme du péché. J’ai vu un buisson s’embraser et les dix commandements se graver dans la pierre, sous mes yeux. Je n’ai également pas manqué de tuer mon père et de me marier avec ma mère, afin de régner sur Thèbes.
- Tiens, le secret de la naissance de l’homosexualité vient d’être dévoilé !
Mais qui a sonné ce soir-là, me demanderez-vous ?
Un exorciste…
C’était ma mère qui l’avait appelée, pour me sauver de la paresse dans laquelle je m’étais installée depuis si longtemps.
- Et oui, avez-vous seulement pensé un jour que Dieu pouvait être une femme ?...

Vyx

Par Florent Gaillard - Publié dans : deslyres
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Lundi 12 mars 2007
Séance fin janvier, les deux thèmes étaient pour le premier la légende de DesLyres, et pour l'autre de faire un texte avec un certains nombres de mots choisis par nos deslyriens. Voici quelques textes (en attendant que tout le monde me confit ses créations^^)




Première règle de DesLyres: n’utilise pas ta tête.


Passage au vestiaire obligatoire. Si vous êtes nouveau, le président se charge de vous décapiter avec une hache au tranchant acéré. Propre, sans bavure, une fois la tête soigneusement découpée on la dépose dans un casier. La fermeture suisse possède toutes les sécurités haute technologie: identification à l’ADN, code invincible avec clé de 1024 bits numériques déterminés par analyse génétique personnelle, reconnaissance verbale sur la chanson “Chacun sa route” de Tonton David, et enfin l’empreinte digitale de l’écrivain reconnaissable au taux épidermique d’encre absorbée par le pouce.

Florent


Ne pense pas. Laisse ta main guider la plume, laisse ton corps exprimer ce qu’il ressent par les mots divins qui composent le monde de Des Lyres. Ecris et laisse ce monde fantastique donner vie à tes textes.

Ptit Juju






La Légende de DesLyres


Première règle de DesLyres: you do not talk about the Fight Club.
Seconde règle de DesLyres: you do talk about DesLyres. (faire venir plein de monde)
Troisième règle de DesLyres: un esprit sain dans un corps plein.
Quatrième règle de DesLyres: un texte pour tout, tout pour un texte. (tout le monde peut écrire, tout le monde peut partager, le Grand Projet de l’année, petits écrits communs)
Cinquième règle de DesLyres: multiface. (prononcer Moultiface. Le temps qu’on veut. Faire plein de choses. On écrit sur tout ce que l’on souhaite. On peut débattre. JDR.)
Sixième règle de DesLyres: chacun sa culture, chacun sa musique, chacun son rêve, chacun son DesLyres.
Septième règle de DesLyres: le Président est Dieu, un Dieu tout puissant, et comme c’est une religion, libre à qui veut de ne pas y croire.
Dernière règle de DesLyres: il n’y a pas de règles à DesLyres.

Florent


Loin dans le ciel, une étoile brille. Elle se trouve dans la Constellation des Associations et s’appelle Création. Grâce à l’énergie qu’elle génère, la Force Imaginative, un amas de roches se forme. Ces blocs se rapprochent, s’entrechoquent et fusionnent. La surface refroidit et durcit puis l’atmosphère se crée avec ses nuages tout en nuance, glauque, pesante, frivole…etc.
La lumière de Création illumine le sol. De l’herbe pousse, puis des arbres, enfin, une source jaillit et s’écoule sous la forme d’un ruisseau, qui devient une rivière, se transforme en fleuve pour se jeter dans la Mer de l’Invention.
Des créatures apparaissent, comme si elles attendaient leur tour, et toute une série d’êtres farfelus envahissent cette terre nue. Des Rires gambadent joyeusement dans les champs, des formes vaporeuses déambulent en troupeau et émettent des sons divers et variés, ce sont des Paroles. Au loin, un Sérieux approche. Les Rires fuient, les Paroles, excitées par la bête massive, courent dans sa direction.
Soudain, le sol tremble. La roche s’élève et forme un château. A l’antérieur, une foule de Lettres s’activent. Certaines se regroupent et forment des mots, d’autres se rendent à la Tour du Poème où elles s’assoient sur des chaises alignées formant des vers. Enfin, la masse la plus importante se rend à la salle du trône où le Titre règne avec justesse et bon français. A l’entrée, des Paroles escortent le Sérieux à une conférence dans la Salle du Débat. Sur leur passage, des rires se cachent dans le Jardin des Gourmandises où l’on voit pousser des arbres à gâteau et couler des sources de boisson.
Le crépuscule annonce l’envol des Embrassades. Création se couche, laissant place au Noir.
Ce soir, comme tous les jeudi soirs, entre 20h et minuit, heure terrienne, la planète Des Lyres naît, vit puis meurt.
Jeudi prochain, elle renaîtra, telle un phénix, peut-être sous forme d’une ville futuriste, peut-être sous fourme de paroles vaporeuses entourant un noyau de Sérieux. Qui sait, seule Création de la Constellation des Associations et sa Force Imaginative, aidée de quelques humains vivant loin dans le ciel, nous le dira.

Ptit Juju






Pegmatite


“Pegmatite ... pirate ... pneumonie ... polymorphe ... psychologie ... ça existe pas poyo.
_Mais si c’est un insecte saprophage avec une carapace diaprée.
_N’importe quoi!”

Florent


Gyneth ouvrit les yeux. La face bouffie du maître de conférence la toisait de ses petits yeux perçants. Si mon cours ne vous plait pas, vous pouvez partir.
Dé…désolée, dit-elle en baissant la tête.
Il repartit vers l’estrade tout en commentant l’image du projecteur, elle représentait la formation d’une pegmatite dans une chaîne de montagne. Elle prit son mal en patience et attendit la fin de l’heure pour accoster Ben, l’assistant de son professeur.
Salut ! dit-elle avec un sourire.
Salut. Répondit-il en rangeant son sac.
T’es libre ce soir ? On fait une soirée chez moi.
ǒaurait été avec plaisir mais je bosse tard ce soir et j’ai pas de voiture pour venir.
C’est pas grave, je viens te chercher. Tu bosses où ?
Ben lui donna l’adresse où il travaillait et l’heure à laquelle il débauchait. Il la salua et sortit de l’amphi déserté.
Le soir même, Gyneth se rendit sur le lieu de rendez-vous et attendit. Il était 23h30 et la façade du seul bâtiment siégeant à cette rue était un magasin de pompes funèbres. La porte s’ouvrit, laissant filtrer une pâle lumière blanche. Ben sortit la tête et lui fit signe d’entrer.
Il était en blouse blanche et sentait vraiment bizarre.
S’cuse pour l’odeur, dit-il derrière une porte, mais on a eu un cadavre de noyé. Il est mort depuis deux mois alors maintenant il sent pas trop la rose.
La blouse vola à terre suivie d’un jean et d’un T-shirt. Le son d’une douche parvint aux oreilles de Gyneth. Elle s’imagina le jeune homme nu et tout mouillé. Elle rougit et sourit.
Un bruit attira son attention. Il venait de l’arrière-salle.
Ben ?
Pas de réponse. Le bruit recommença. Un frisson parcourut son dos. Elle décida de voir l’origine de ce son, après tout, ce n’était peut-être qu’un courant d’air.
Elle ouvrit doucement la porte et découvrit avec horreur une créature penchée sur le cadavre en décomposition. Elle lassa échapper un cri et la créature se retourna, un morceau d’intestin dans sa gueule hérissée de petites dents pointues.
Le saprophage avança d’un pas. Elle recula, chercha de sa main la porte mais ne trouva que de l’air. Le monstre lorgnait de ses petits yeux blancs son débardeur diapré. La jeune fille recula encore et heurta le bureau. La douche ne fonctionnait plus.
Ben ? Y’a quelque chose dans le magasin ! dit-elle d’une voix tremblante.
Le jeune homme sortit du vestiaire en se séchant les cheveux, une serviette autour de la taille.
Hein ? Mais qu’est-ce que tu racontes ?
Il tourna la tête dans la direction du regard apeuré de Gyneth.
Oh, t’as fait connaissance avec ma petite sœur. Elle est jolie, non ?
Elle n’en croyait pas ses yeux, cette chose à la peau verte et visqueuse, aux griffes acérées comme des serres, ayant une tête de momie en décomposition et qui bouffait les morts était sa sœur ! Et il la trouvait belle en plus !
Ben sourit devant l’horreur que cette vision peignait sur le visage de la jeune fille. Il sortit un long couteau caché derrière son dos :
Tu restera bien manger un truc, dit-il d’une voix d’outre-tombe tandis qu’il se transformait en un monstre identique à l’autre.
Les deux créatures polymorphes s’avancèrent vers la jeune fille. Elle ne pouvait plus bouger, la terreur que lui inspiraient ces monstres la paralysait.
Un cri retentit dans la nuit puis le silence revint.
Le lendemain, au journal local, on annonçait la disparition d’une vingtième personne.

Ptit Juju

Par Florent Gaillard - Publié dans : deslyres
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Mardi 6 mars 2007

Tommy traversa le long couloir obscur de la vieille bâtisse abandonnée. Il se demandait pourquoi il avait relevé le défi de cet idiot de Bill Merinold et sa bande mais maintenant qu’il était là, il passerait la nuit ici, coûte que coûte, parce qu’il voulait leur prouver qu’il n’était pas un trouillard.
Il arriva devant une grande porte en bois sombre, il y avait sûrement un lit pour dormir. Il tourna la poignée, la porte grinça, tourna sur ses gonds et révéla un éclat lumineux au centre de la pièce toute noire, répondant à la lumière de la lampe du jeune garçon.
Tommy entra dans la pièce, fit trois pas puis soudain, un courant d’air fit claquer la porte massive. Il se retourna, s’apprêtant à voir un fantôme hurlant de colère et le maudissant pour avoir pénétré son sanctuaire, mais à la place, le silence et une grosse tache lumineuse sur la porte fermée. Il se retourna et se dirigea vers le point brillant qu’il avait vu auparavant. Il l’examina avec sa lampe. C’était un objet tout doré, il fit le tour et conclut que c’était une baignoire toute en or avec des pierres précieuses incrustées sur le bord. Il regarda tout autour de lui mais la pièce était vide. Il observa l’intérieur de la baignoire et y découvrit de l’eau. Il passa la main au dessus, elle était encore chaude et la vapeur se condensait sur sa paume. Il se sentit soudain très fatigué et se dit qu’un bon bain lui ferait du bien. Il se déshabilla, s’avança et s’assit dans la baignoire.
L’eau était à la température idéale. Il s’allongea, ferma les yeux et s’immergea complètement, laissant échapper la lassitude hors de son corps. Il resta ainsi quelques secondes puis ressortit la tête et ouvrit les yeux.
Mais il n’était plus dans la baignoire et n’était plus nu. Il était assis sur un trône en or dont le tour était serti de gemmes. Il était richement habillé et portait une lourde couronne sur la tête. La salle du trône était vide et circulaire et face à lui, un grand tapis rouge donnait sur une grande porte en bois d’ébène massif. Il leva la tête. Au dessus de lui, il n‘y avait pas de toit et une multitude de créatures volantes zigzaguaient dans le ciel mauve.
La porte s’ouvrit dans un grand fracas et un petit homme entra précipitamment dans la pièce.
Votre Majesté, vous êtes enfin de retour, les elfes viennent de m’avertir à l’instant. Vous arrivez à point nommé.
Tommy n’en revenait pas, il était roi et les créatures là haut étaient ses sujets.
Vous êtes bien sûr que je suis votre roi ? demanda-t-il pour être sûr qu’il avait bien entendu.
Vous vous appelez bien Tommy Allan Weisser ?
Oui, et vous ?
Alors Vous êtes bien notre roi. Et je suis Ewondor, Votre grand chambellan, dit-il dans une révérence.
Le jeune garçon sourit et s’imagina donner des ordres à des dragons, être applaudi et salué avec respect, il vit aussi Bill et sa bande agenouillés devant lui et implorer son pardon.
Hum, hum.
Tommy revint à lui.
L’heure est grave Sire, lui dit son chambellan, le royaume d’Illusia est en grand danger, Vous seul peut le sauver.
Moi ? s’exclama le garçon incrédule, mais je ne suis qu’un enfant, je ne peux pas sauver votre royaume. Mais c’est Votre royaume, Sire. Nous sommes menacés par le Seigneur Adolos, une grande crise est à notre porte.
Et que dois-je faire pour sauver ce monde ? demanda Tommy.
Le petit homme claqua des doigts et quatre fées entrèrent dans la salle, portant chacune un coin de tissu. Elles se séparèrent et révélèrent une carte du royaume.
Vous devez vous rendre dans la Tour de la Sagesse, à la limite Ouest d’Illusia. Vous devrez pour cela traverser la Plaine de l’Innocence, la Forêt des Songes, le dangereux Marécage des Bêtises et d’autres lieux reculés et peu connus.
Et je dois y aller tout seul ?
Non, bien sûr que non ! Nous Vous avons préparé une équipe composée des meilleurs dans leur domaine. Si Vous voulez bien me suivre…
Le chambellan fit une petite courbette puis se dirigea vers la sortie. Tommy se leva et suivit son chambellan à la rencontre de ses futurs compagnons et d’une aventure périlleuse mais ô combien excitante.


Ptit Juju

Par Ptit Juju - Publié dans : deslyres
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